Asthme, BPCO, embolie : l’assurance de prêt et vos poumons

Asthme, BPCO, embolie pulmonaire, apnée du sommeil : les maladies pulmonaires et l’assurance emprunteur forment un sujet à part, où tout dépend de la pathologie précise. Certaines ne coûtent presque rien, d’autres demandent une vraie recherche.

Cette page vous situe rapidement : le cas le plus fréquent d’abord, celui qui inquiète le plus ensuite, puis un point rarement expliqué sur la différence entre être fumeur et être malade.

illu poumons

Asthme : le dossier le plus fréquent, souvent sans surprime

Commençons par la bonne nouvelle, car elle concerne le plus grand nombre : l’asthme touche environ 4 millions de personnes en France, et un asthme bien contrôlé passe généralement aux conditions normales. Il figure parmi les antécédents les plus courants dans les questionnaires de santé, et les assureurs disposent d’un recul statistique important.

Ce qui peut changer la donne : des crises fréquentes, une corticothérapie au long cours, des hospitalisations récentes ou un asthme sévère associé au tabac. La fiche Asthme détaille les critères d’étude et la marche à suivre pour votre déclaration.

À retenir : un asthme léger ou modéré, stable et traité par inhalateur, n’est presque jamais un obstacle au crédit immobilier. Il reste déclarable si le questionnaire le vise.

Embolie pulmonaire : quelle assurance après l’épisode ?

C’est la situation qui génère le plus de questions, parce qu’elle survient souvent brutalement chez des personnes en bonne santé. Une embolie pulmonaire isolée, bien traitée et sans récidive, n’empêche pas d’emprunter : l’assureur cherche avant tout à comprendre pourquoi elle est survenue.

Les questions portent sur la date de l’épisode, sa cause identifiée ou non, le traitement anticoagulant suivi et sa durée, ainsi que sur d’éventuelles récidives. Une embolie survenue dans un contexte précis et transitoire (chirurgie, immobilisation prolongée, grossesse, long voyage) est jugée plus favorablement qu’un épisode sans cause retrouvée, qui laisse planer un risque de récidive.

Beaucoup d’assureurs appliquent une majoration temporaire dans les mois ou les deux années qui suivent l’épisode, puis reviennent à des conditions normales si aucune récidive n’est survenue. D’autres proposent d’emblée le tarif standard pour une embolie ancienne et expliquée. Les écarts étant importants, comparer plusieurs propositions est ici particulièrement rentable : notre page surprime d’assurance emprunteur explique comment elle se calcule.

Pas nécessairement. Un dossier déposé pendant le traitement anticoagulant peut aboutir, éventuellement avec une majoration temporaire. Si votre projet immobilier le permet, attendre la fin du traitement et quelques mois de recul améliore souvent les conditions. Et grâce à la loi Lemoine, vous pourrez de toute façon changer d’assurance plus tard, une fois le recul acquis.

BPCO, apnée du sommeil, opération des poumons

Les autres dossiers respiratoires suivent chacun leur logique :

Apnée du sommeil

Très courante et souvent bien acceptée lorsqu’elle est appareillée. L’assureur regarde l’observance du traitement et les pathologies associées (surpoids, hypertension). Fiche dédiée en préparation.

BPCO

Maladie chronique et évolutive : l’étude porte sur le stade, les épreuves fonctionnelles respiratoires, l’oxygénothérapie éventuelle et le statut tabagique.

Opération des poumons

C’est le motif de l’intervention qui structure le dossier (pneumothorax, nodule, tumeur), bien plus que la chirurgie elle-même, ainsi que la fonction respiratoire résiduelle.

Fibrose pulmonaire, mucoviscidose, sarcoïdose, embolie récidivante : ces situations s’étudient également. Contactez-nous, un conseiller vous orientera.

Tabac et poumons : ne pas confondre les deux questionnaires

Voici une confusion qui coûte cher à beaucoup d’emprunteurs : fumer et être atteint d’une maladie pulmonaire relèvent de deux mécanismes totalement différents dans votre contrat.

illu aeras
Vous êtes fumeurVous avez une maladie pulmonaire
Question posée à tous les assurés, sans lien avec votre état de santé.Question de santé, qui déclenche une étude médicale individuelle.
Effet : un tarif « fumeur », appliqué de façon systématique.Effet possible : surprime, exclusion, ajournement, selon votre dossier.
Le statut se perd généralement après 24 mois sans tabac (déclaration sur l’honneur).La maladie s’apprécie sur sa stabilité et son retentissement, sans délai fixe.

Conséquence pratique : un ancien fumeur peut demander la révision de son tarif après deux ans d’arrêt, indépendamment de toute question de santé. Notre page assurance emprunteur et tabac détaille cette démarche, souvent oubliée alors qu’elle allège la mensualité.

Questions fréquentes

Tout dépend de la période visée par le questionnaire. Beaucoup de questionnaires interrogent sur les affections des dernières années ou sur les traitements en cours : un asthme d’enfance sans symptôme ni traitement depuis longtemps peut alors sortir du champ. Lisez attentivement la formulation et répondez précisément à ce qui est demandé, ni plus ni moins.

Pas systématiquement. Une apnée diagnostiquée et correctement appareillée, avec une bonne observance, est fréquemment acceptée aux conditions normales. La majoration apparaît plutôt en cas d’apnée sévère non traitée ou de pathologies associées (obésité, hypertension, diabète), que l’assureur étudie conjointement.

Selon la pathologie déclarée, votre âge et le capital emprunté, le médecin conseil peut demander des épreuves fonctionnelles respiratoires, une radiographie du thorax ou un compte rendu de votre pneumologue. Ces éléments lui sont transmis directement, sous secret médical : votre banque n’y a jamais accès. Sous les seuils de la loi Lemoine, aucun examen ni questionnaire ne peut être exigé.

Après deux ans sans tabac, demandez à votre assureur la révision de votre tarif : la plupart des contrats prévoient le passage au tarif non-fumeur sur déclaration sur l’honneur. Si le vôtre ne le permet pas, la loi Lemoine vous autorise à changer de contrat à tout moment pour en trouver un plus avantageux.

Notre accompagnement

97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Courtier spécialisé dans le risque aggravé de santé depuis 2015, Solidaires Assurances compare les barèmes respiratoires des compagnies, vérifie que votre statut tabagique est correctement appliqué et suit votre dossier jusqu’à la signature. Étude gratuite, confidentielle et sans engagement.