L’assurance de prêt immobilier pour les personnes vivant avec le VIH
Fiche pathologie · Maladies infectieuses
Vivre avec le VIH n’empêche plus d’emprunter. Depuis la révision de la grille de référence AERAS, une personne séropositive dont la charge virale est indétectable et les CD4 stables peut être assurée sans surprime ni exclusion, aux conditions standards.
Une avancée majeure, obtenue notamment grâce à des associations comme AIDES. Cette page fait le point, sans détour, sur vos droits et sur la meilleure façon de présenter votre dossier.

Peut-on emprunter avec le VIH ?Grille de référence AERAS : vos droitsComment se calcule la surprime ?Charge virale, traitement : votre dossierQuestions fréquentes
Peut-on emprunter avec le VIH ?
Oui. Obtenir une assurance emprunteur avec le VIH est aujourd’hui une démarche balisée : la grille AERAS encadre l’essentiel, et les assureurs habitués au risque aggravé savent lire ces dossiers.
Le VIH se déclare au questionnaire de santé dès qu’une question le couvre, sauf part assurée de 200 000 € au plus remboursée avant 60 ans, où le questionnaire est supprimé. À noter : le droit à l’oubli ne s’applique pas au VIH ; ce sont les critères de la grille de référence AERAS qui organisent vos droits.

Convention AERAS et grille de référence : vos droits
Le VIH figure en partie 1 de la grille de référence AERAS : l’assureur doit vous accepter sans surprime ni exclusion de garantie si vous remplissez les critères, parmi lesquels :
- charge virale indétectable et CD4 ≥ 500/mm³ depuis 12 mois ;
- traitement suivi depuis plus d’un an ;
- pas de co-infection par une hépatite B ou C, ni d’infection opportuniste ;
- part assurée de 420 000 € au plus (plafond AERAS).
Les anciens critères dissuasifs, comme le tabac ou un traitement débuté après 2005, ont été supprimés. Le détail à jour figure sur le site officiel aeras-infos.fr et sur notre page convention AERAS.
Comment se calcule la surprime ?
Hors des critères de la grille, l’étude redevient individuelle : la surprime dépend surtout de la stabilité immuno-virologique, de l’ancienneté du suivi et des éventuelles comorbidités. Sous conditions de revenus, l’écrêtement AERAS plafonne la majoration.
Le mouvement se poursuit d’ailleurs : certains assureurs annoncent désormais aller au-delà de la grille pour les charges virales indétectables. Un doute sur une proposition reçue ? Envoyez-la-nous : un conseiller la relit gratuitement avec vous.
À retenir : si vous remplissez les critères de la grille, l’acceptation aux conditions standards est un droit. Vérifiez ce point avant d’accepter une surprime.
Charge virale, traitement : ce que regarde l’assureur
Le médecin conseil lit d’abord deux marqueurs, la charge virale et les CD4, puis la régularité du suivi et la stabilité du traitement.
Définition : une charge virale indétectable signifie que le traitement fonctionne : le virus ne se multiplie plus. C’est aussi le sens du message I = I, indétectable = intransmissible.
Notre conseil : joignez votre dernier bilan (CD4, charge virale), l’ordonnance en cours et un courrier de votre infectiologue. L’étude se déroule dans le strict respect du secret médical : Solidaires Assurances n’a pas accès à vos données, seul le médecin conseil de l’assureur les consulte.
Questions fréquentes sur le VIH et l’assurance de prêt

Notre accompagnement
97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Derrière ce chiffre, une méthode : un conseiller dédié prend le temps de comprendre votre situation, sait où une assurance emprunteur VIH s’obtient aux bonnes conditions, et veille à l’application de vos droits, grille AERAS comprise. Étude gratuite, confidentielle et sans engagement.
