L’assurance de prêt face aux maladies génito-urinaires

Reins, vessie, prostate, appareil génital : les maladies génito-urinaires couvrent un éventail très large, de l’infection urinaire récidivante à la maladie rénale chronique, en passant par les cancers urologiques. Le sujet est loin d’être marginal : la maladie rénale chronique touche environ un Français sur dix, soit 5,7 millions de personnes, selon l’Assurance Maladie.

Face à cette diversité, les assureurs n’apportent pas de réponse unique : deux dossiers de cette famille peuvent recevoir des décisions opposées. L’essentiel est de savoir dans quelle logique d’étude le vôtre entre, et quels dispositifs, droit à l’oubli ou grille AERAS, peuvent jouer en votre faveur.

Appareil urinaire stylisé (reins, vessie), assurance de prêt et maladies génito-urinaires

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Français concernés par la maladie rénale chronique, souvent sans le savoir (ameli.fr)

5 ans

après la fin des traitements d’un cancer, le droit à l’oubli dispense de toute déclaration

Tarif normal

pour les pathologies de la partie 1 de la grille de référence AERAS, au terme des délais prévus par la grille

Des pathologies variées, des dossiers très différents

Pour l’assurance emprunteur, cette famille se répartit en trois grandes situations, qui ne suivent pas du tout les mêmes règles :

  • les affections bénignes ou résolues (cystites récidivantes, calculs rénaux éliminés, hypertrophie bénigne de la prostate traitée) : elles peuvent conduire à une acceptation aux conditions normales ;
  • les maladies chroniques (insuffisance rénale, polykystose rénale, malformations de l’appareil urinaire) : elles déclenchent une étude approfondie, centrée sur la fonction rénale et la stabilité ;
  • les cancers urologiques (prostate, vessie, rein, testicule) : ils sont étudiés selon les règles propres aux cancers, avec des dispositifs légaux spécifiques détaillés plus bas.

Identifier la situation dont vous relevez est la première étape : elle détermine le questionnaire qui vous sera soumis, les éventuels examens, et les leviers à activer.

Ce que l’assureur examine : ancienneté, traitement, suivi

Quelle que soit la pathologie, l’étude médicale s’articule autour des mêmes questions :

  • l’ancienneté du diagnostic et, le cas échéant, la date de fin de traitement ;
  • le caractère guéri, stabilisé ou évolutif de l’affection ;
  • le retentissement sur la fonction rénale (créatininémie et débit de filtration glomérulaire (DFG)) pour les atteintes du rein ;
  • la régularité du suivi médical et l’absence de récidive ;
  • les arrêts de travail éventuels et leur durée.

Selon ces éléments, la décision va de l’acceptation au tarif normal à la surprime, à l’exclusion de garantie ou, plus rarement, au refus. Les barèmes variant fortement d’une compagnie à l’autre, comparer plusieurs assureurs reste le levier le plus efficace.

Bon à savoir : l’étude médicale est réalisée dans le strict respect du secret médical. Seuls le médecin conseil de l’assureur et son service accèdent à vos informations de santé ; votre banque, elle, ne reçoit que la décision finale.

Cancer de la prostate, de la vessie, du rein : pensez au droit à l’oubli

Le cancer de la prostate est le premier cancer masculin en France, selon l’Institut national du cancer. Côté assurance, une règle change tout : depuis la loi Lemoine de 2022, le droit à l’oubli vous dispense de déclarer un cancer dont le protocole thérapeutique est terminé depuis 5 ans, sans condition d’âge. Avant ce délai, la grille de référence AERAS peut encadrer les conditions d’assurance de certains cancers localisés.

Cancers urologiques

Prostate, vessie, rein, testicule : déclaration, droit à l’oubli, grille AERAS. Toutes les règles propres aux cancers sont réunies sur une fiche dédiée.

Lire la fiche Cancer →

Maladies rénales

Insuffisance rénale, dialyse, greffe : ces situations ont leur propre page, avec les critères d’étude et les solutions adaptées à chaque stade.

Lire la page Maladies rénales →

Endométriose, malformation urinaire, incontinence, autre pathologie de cette famille : contactez-nous , nous étudions ces dossiers tous les jours.

Questions fréquentes sur les maladies génito-urinaires

Si le protocole thérapeutique est terminé depuis plus de 5 ans, non : le droit à l’oubli s’applique, sans condition d’âge, et l’assureur ne peut ni vous interroger sur ce cancer ni en tenir compte. Avant ce délai, il doit être déclaré si le questionnaire le demande, mais la grille de référence AERAS peut encadrer les conditions pour certaines formes localisées. Notre page sur le droit à l’oubli détaille les conditions et les cas particuliers.

Non, pas systématiquement. Tout dépend du stade de la maladie, de la stabilité de la fonction rénale et du traitement : un suivi simple, une dialyse ou une greffe ne conduisent pas du tout à la même étude. Des assureurs spécialisés examinent ces dossiers au cas par cas, et la convention AERAS prévoit jusqu’à trois niveaux d’examen. Notre page maladies rénales détaille chaque situation.

Elles peuvent entrer dans le champ des questions posées (consultations répétées, traitements récents) : dans ce cas, répondez précisément à ce qui est demandé, ni plus ni moins. Isolées et résolues, elles pèsent rarement sur la décision. Si elles révèlent une cause sous-jacente (calculs, malformation), c’est cette cause qui fera l’objet de l’étude.

C’est une liste de pathologies pour lesquelles les assureurs se sont engagés à des conditions précises : assurance au tarif normal passés certains délais pour les unes, surprimes plafonnées pour les autres. Elle est mise à jour régulièrement au fil des progrès médicaux. Notre page sur la grille de référence AERAS présente les pathologies concernées et les délais applicables.

Notre accompagnement

97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Courtier spécialisé dans le risque aggravé de santé depuis 2015, Solidaires Assurances identifie les compagnies adaptées à votre pathologie, active les dispositifs auxquels vous avez droit et vous accompagne jusqu’à la signature. L’étude est gratuite, confidentielle et sans engagement.