Grille de référence AERAS

La grille de référence AERAS : quelles maladies, quelles conditions ?

Votre pathologie n’ouvre pas droit à l’oubli. Vous vous préparez donc à une surprime, voire à une exclusion de garantie.

Vérifiez d’abord un document que presque personne ne consulte : la grille de référence AERAS.

Elle liste, pathologie par pathologie, les situations dans lesquelles un assureur doit accorder sa couverture aux conditions normales — sans majoration, sans exclusion. Ce n’est pas une faveur, c’est une obligation conventionnelle.

Et c’est, de tous les dispositifs AERAS, le plus sous-utilisé.

Qu’est-ce que la grille de référence AERAS ?

C’est une annexe technique de la convention AERAS, élaborée par des médecins, des assureurs et des associations de malades.

Son principe : pour un ensemble de pathologies identifiées, elle fixe des critères médicaux objectifs — ancienneté, stade, type de traitement, résultats biologiques — au-delà desquels le risque est considéré comme suffisamment maîtrisé pour ne plus justifier de majoration.

Elle remplace ainsi l’appréciation au cas par cas par une règle commune, opposable à l’assureur.

Deux niveaux de protection

  • Assurance aux conditions standards. Passé le délai fixé pour votre pathologie, l’assureur doit vous couvrir sans surprime ni exclusion. Votre contrat est identique à celui d’une personne sans antécédent.
  • Assurance avec surprime plafonnée. Pour d’autres pathologies, ou des délais plus courts, la couverture est accordée avec une majoration, mais limitée à un plafond défini par la grille. L’assureur ne peut pas aller au-delà.

Dans les deux cas, la règle s’impose à lui. Il ne s’agit pas d’une recommandation.

Quelles pathologies sont concernées ? La grille couvre un ensemble de pathologies pour lesquelles les progrès thérapeutiques ont significativement amélioré le pronostic. On y trouve notamment certaines formes de cancer, l’hépatite virale C, le VIH, le diabète, la mucoviscidose et diverses affections chroniques.

Une liste qui s’élargit

Point essentiel à retenir : la grille est actualisée périodiquement par la commission de suivi de la convention, à mesure que les données médicales évoluent.

Concrètement, une pathologie non couverte il y a trois ans peut y figurer aujourd’hui. Un dossier refusé ou surtaxé à l’époque mériterait donc d’être réexaminé — c’est l’un des réflexes que nous appliquons systématiquement.

Grille de référence ou droit à l’oubli ?

La confusion est constante, y compris chez certains professionnels. Voici la distinction.

Le droit à l’oubli vous dispense de déclarer votre pathologie. Elle disparaît du questionnaire : l’assureur ne peut pas vous interroger dessus, ni en tenir compte. Il concerne les cancers, toutes localisations, et l’hépatite virale C, cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute.

La grille de référence vous oblige à déclarer votre pathologie, mais encadre ce que l’assureur peut en faire : couverture sans surprime, ou surprime plafonnée, selon les critères qu’elle fixe.

L’un efface, l’autre encadre. Le premier est plus favorable, le second bien plus large.

Grille de référence AERAS : 4 étapes à suivre

Le point de départ est presque toujours la fin du traitement, non le diagnostic. Faites préciser cette date par votre médecin, par écrit.

Si l’assureur ne l’applique pas

Cela arrive, par méconnaissance ou par erreur d’appréciation médicale.

Demandez d’abord par écrit les motifs médicaux de la décision : c’est un droit. Vous saurez alors si le refus repose sur un critère de la grille mal apprécié, ou sur un élément que vous pouvez documenter davantage.

En cas de désaccord persistant, la commission de médiation AERAS examine gratuitement si la convention a été correctement appliquée à votre dossier.

Notre accompagnement

La grille de référence est un document médical dense, écrit pour des professionnels. Son maniement suppose de savoir lire un compte rendu, situer un stade, apprécier une ancienneté au regard de critères techniques.

C’est notre métier quotidien. Nous vérifions si votre situation relève de la grille, quel régime s’applique, et nous présentons votre dossier à l’assureur en le documentant précisément.

Et lorsque la grille ne s’applique pas, nous mettons les compagnies en concurrence : à profil médical identique, les écarts de tarif restent considérables.

Grille AERAS : vos questions

Oui. La grille est une annexe de la convention AERAS, signée par les fédérations professionnelles de la banque et de l’assurance. Lorsque votre situation remplit les critères qu’elle fixe, l’assureur est tenu de vous couvrir selon le régime prévu : sans surprime ni exclusion, ou avec une majoration plafonnée. Il ne s’agit pas d’une recommandation indicative mais d’un engagement conventionnel. Si elle n’est pas appliquée, demandez les motifs par écrit, puis saisissez la commission de médiation AERAS, dont la saisine est gratuite.

Le diabète figure parmi les pathologies traitées par la grille, mais les conditions varient selon le type — diabète de type 1 ou 2 —, l’ancienneté du diagnostic, l’équilibre glycémique constaté et l’existence éventuelle de complications. Certaines situations ouvrent droit à une couverture aux conditions standards, d’autres à une surprime plafonnée. Un bilan récent et complet est déterminant : c’est lui qui documente votre équilibre. Ne vous fiez pas à une réponse générale, faites vérifier votre situation précise avant d’accepter une proposition tarifaire.

Le droit à l’oubli vous dispense de déclarer votre pathologie : elle disparaît du questionnaire, et l’assureur ne peut ni vous interroger dessus ni en tenir compte. Il concerne les cancers, toutes localisations, et l’hépatite virale C, cinq ans après la fin du protocole. La grille de référence, elle, suppose que vous déclariez votre pathologie, mais encadre strictement ce que l’assureur peut en faire. L’un efface la maladie, l’autre en plafonne les conséquences tarifaires. Le premier est plus favorable, le second beaucoup plus large.

Vous n’êtes pas sans solution. Vérifiez d’abord si vous relevez de la dispense de questionnaire prévue par la loi Lemoine, qui rend la question sans objet en dessous de 200 000 € par emprunteur et avant soixante ans. Explorez ensuite les trois niveaux d’examen de la convention AERAS, ainsi que le mécanisme d’écrêtement des surprimes. Enfin, les politiques d’acceptation médicale varient fortement d’un assureur à l’autre : une mise en concurrence produit souvent des écarts significatifs sur un même profil médical.

Oui, et c’est un point trop rarement exploité. La grille est révisée périodiquement par la commission de suivi de la convention, à mesure que les données médicales et les pronostics évoluent. Une pathologie absente il y a trois ans peut y figurer aujourd’hui, ou ses critères d’ancienneté avoir été assouplis. Si vous avez souscrit avec une surprime il y a plusieurs années, votre situation mérite un réexamen : la loi Lemoine vous autorise à changer d’assurance à tout moment, sans frais ni pénalité.

Pas votre dossier intégral, mais les pièces qui documentent précisément les critères de la grille : compte rendu opératoire, comptes rendus d’imagerie, bilans biologiques récents, courrier de votre spécialiste attestant la date de fin de traitement et l’absence de rechute. Ces éléments sont transmis au service médical de l’assureur, soumis au secret médical, et jamais communiqués à votre banque. Un dossier incomplet est traité comme un dossier défavorable : la qualité des pièces pèse autant que votre situation elle-même.

Faites le point sur votre situation

Savoir si votre pathologie relève de la grille, et à quel régime, demande une lecture technique de votre dossier médical au regard de critères précis.

Nous le faisons gratuitement. Nous vérifions votre éligibilité, identifions les assureurs les plus favorables à votre profil, et documentons votre dossier pour qu’il soit examiné dans les meilleures conditions.