L’assurance de prêt immobilier avec une maladie de Crohn

Fiche pathologie
La maladie de Crohn fait partie des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), pour lesquelles plus de 300 000 personnes sont prises en charge en France selon l’Assurance Maladie. Souvent douloureuse et parfois invalidante, elle évolue par poussées entrecoupées de rémissions.
Cette pathologie chronique est considérée comme un risque médical aggravé par les assureurs. Mais il existe autant de manifestations de la maladie que de personnes atteintes : une étude approfondie, menée auprès de plusieurs assureurs, permet le plus souvent d’obtenir une proposition adaptée à votre situation.
Peut-on emprunter avec la maladie de Crohn ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Un Crohn déclaré fait sortir le dossier des grilles standard : le médecin conseil l’examine individuellement, et la réponse dépend surtout de l’activité de la maladie. Une rémission installée rapproche des conditions normales ; une maladie active conduit plutôt à une surprime, à des exclusions de garanties, parfois à un ajournement le temps d’une accalmie.
Les positions varient fortement d’une compagnie à l’autre pour un même dossier : en matière d’assurance emprunteur, la maladie de Crohn illustre bien l’intérêt de comparer plusieurs propositions plutôt que de s’arrêter à la première réponse.
Ce que l’assureur évalue : poussées, traitement, chirurgie
Définition : la poussée est une phase d’activité de la maladie ; la rémission, une période calme, plus ou moins complète et prolongée. C’est ce rythme que le médecin conseil cherche d’abord à cerner.
Six familles d’éléments reviennent dans l’étude d’un dossier Crohn :
Activité de la maladie : nombre et date des dernières poussées, rémission en cours et son ancienneté.
Traitement : 5-ASA, corticothérapie, immunosuppresseurs, biothérapies (anti-TNF…) et stabilité du protocole.
Derniers examens : coloscopie, imagerie, biopsies et bilan inflammatoire récent.
Localisation : côlon, iléon, iléocolite, intestin grêle, rectum ; étendue des lésions.
Chirurgie : résection éventuelle, date de l’intervention et qualité des suites.
Retentissement : complications (fistules, sténoses), poids, arrêts de travail, invalidité éventuelle.
Déclaration et questionnaire de santé
Un prêt dont la part assurée ne dépasse pas 200 000 €, remboursé avant votre 60ᵉ anniversaire, ne requiert aucune déclaration : la loi Lemoine a supprimé le questionnaire dans ce cas.
Au-delà, la maladie se déclare dès que le questionnaire de santé pose une question qui la couvre, poussées et traitements compris. Répondez précisément à ce qui est demandé : c’est la base d’une proposition solide.

Notre conseil : joignez d’emblée vos derniers comptes rendus (coloscopie, biopsies, hospitalisations éventuelles) et un bilan récent. L’étude se déroule dans le strict respect du secret médical, conformément à la convention AERAS : Solidaires Assurances n’a pas accès à vos données, seul le médecin conseil de l’assureur les consulte.
RCH, MICI : les maladies proches
La rectocolite hémorragique, l’autre grande MICI, obéit à une logique d’étude voisine : activité des poussées, localisation, traitement. Elle dispose de sa propre fiche.
Et parce que le Crohn relève à la fois des atteintes digestives et du système immunitaire, vous retrouverez l’ensemble de nos fiches sur les pages maladies digestives et maladies auto-immunes.

Questions fréquentes sur le Crohn et l’assurance de prêt
Notre accompagnement
97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Courtier spécialisé dans le risque aggravé de santé depuis 2015, Solidaires Assurances sait quels assureurs étudient sérieusement une assurance emprunteur avec une maladie de Crohn, et compare pour vous garanties, exclusions et surprimes. Étude gratuite, confidentielle et sans engagement.
