Maladies ostéo-articulaires : assurer votre emprunt

Mal de dos persistant, arthrose, polyarthrite, spondylarthrite : les maladies ostéo-articulaires touchent les os, les articulations ainsi que les structures qui les entourent (cartilage, ligaments, tendons). Leur poids est considérable : en 2024, les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent 88 % des maladies professionnelles reconnues en France, selon l’Assurance Maladie.

Pour l’assurance emprunteur, ces pathologies posent une question moins visible qu’un refus : celle des exclusions de garantie. Un contrat peut vous accepter au tarif normal tout en excluant précisément ce qui vous concerne. Cette page vous montre où regarder avant de signer.

Colonne vertébrale stylisée, assurance de prêt et maladies ostéo-articulaires

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88 %

des maladies professionnelles reconnues en 2024 sont des troubles musculo-squelettiques (ameli.fr)

1ère cause

la lombalgie représente la 1re cause d’inaptitude avant 45 ans, selon l’Assurance Maladie

À tout moment

vous pouvez changer d’assurance emprunteur, sans frais, grâce à la loi Lemoine

Dos, articulations : pourquoi les assureurs y regardent de près

Les affections du dos et des articulations comptent parmi les premiers motifs d’arrêt de travail en France. Or la garantie ITT (incapacité temporaire totale de travail) de votre assurance de prêt sert justement à prendre en charge vos mensualités pendant un arrêt. Les assureurs évaluent donc soigneusement ce risque, à partir de quatre éléments :

  • le diagnostic précis et son ancienneté ;
  • la fréquence des crises ou des poussées, et les arrêts de travail associés ;
  • les traitements suivis (anti-inflammatoires, infiltrations, biothérapies) et les chirurgies passées ou programmées ;
  • le retentissement sur votre activité professionnelle.

Ce dernier point compte double : une même hernie discale ne pèse pas pareil dans le dossier d’un couvreur et dans celui d’un comptable. Si vous exercez un métier physique ou à risques, le choix de l’assureur est encore plus déterminant.

L’exclusion « dos et psy » : la clause à vérifier avant de signer

Beaucoup de contrats regroupent les pathologies dorso-lombaires (lombalgie, sciatique, hernie discale, cervicalgie) avec les affections psychiques dans une même clause d’exclusion de la garantie ITT : celle des maladies dites « non objectivables », difficiles à mesurer par un examen. C’est la première cause d’exclusion de garantie rencontrée sur les dossiers ostéo-articulaires, et elle figure souvent dans des contrats par ailleurs très compétitifs.

Exemple concret : un contrat exclut les atteintes disco-vertébrales de l’ITT, sauf intervention chirurgicale ou hospitalisation dépassant une durée fixée. Un arrêt de six mois pour sciatique, traité sans opération, ne déclenchera aucune prise en charge de vos mensualités.

Trois réflexes avant de signer. Lire la définition exacte de la clause : l’exclusion tombe-t-elle en cas d’hospitalisation, d’intervention, au-delà de quelle durée ? Demander le rachat d’exclusion, une option qui réintègre ces pathologies moyennant surprime : sur un dossier ostéo-articulaire, elle vaut souvent son coût. Vérifier enfin l’équivalence de garanties : votre banque exige un niveau de couverture, pas un contrat en particulier.

Spondylarthrite, polyarthrite, arthrose : chaque maladie, sa fiche

Les critères d’acceptation varient fortement d’une pathologie à l’autre : une maladie inflammatoire chronique (spondylarthrite, polyarthrite rhumatoïde) n’est pas étudiée comme une arthrose mécanique. Consultez la fiche correspondant à votre situation :

Spondylarthrite ankylosante

Maladie active ou stabilisée, biothérapie, examens à joindre : nos conseils propres à la spondylarthrite.

Lire la fiche Spondylarthrite →

Rhumatisme psoriasique, polyarthrite, arthrose

Ces fiches sont en préparation. En attendant, n’hésitez pas à nous contacter : nous étudions ces dossiers tous les jours.

Le questionnaire médical pour une affection ostéo-articulaire

L’étude de votre dossier commence par le questionnaire de santé, parfois complété par un questionnaire spécifique à votre pathologie. Pour obtenir une réponse rapide et bien calibrée, préparez :

  • les comptes rendus d’imagerie récents (radiographie, IRM, scanner) ;
  • les derniers bilans biologiques si votre maladie est inflammatoire ;
  • les dates et durées de vos arrêts de travail ;
  • les comptes rendus opératoires, en cas de chirurgie passée.

Bon à savoir : une chirurgie programmée (prothèse, hernie discale) conduit le plus souvent à un ajournement : l’assureur attend l’intervention et la reprise d’activité pour se prononcer. Anticipez votre demande d’assurance, ou attendez la consolidation. Dans tous les cas, l’étude est réalisée dans le strict respect du secret médical : seuls le médecin conseil et son service accèdent à vos documents.

Questions fréquentes

Oui, dès lors que le questionnaire de santé pose la question : consultations, examens, traitements ou arrêts de travail sur les périodes visées doivent être déclarés. Répondez précisément à ce qui est demandé, sans rien omettre : une fausse déclaration intentionnelle peut entraîner la nullité du contrat (article L113-8 du Code des assurances). Et si votre prêt entre dans les seuils de la loi Lemoine, aucun questionnaire ne vous sera demandé.

L’incapacité temporaire totale de travail prend en charge vos mensualités pendant un arrêt de travail complet, après une franchise (souvent 90 jours). Attention aux définitions : certains contrats indemnisent si vous ne pouvez plus exercer votre profession, d’autres seulement si vous ne pouvez exercer aucune activité. Sur un dossier ostéo-articulaire, cette nuance change tout.

Tout dépend de sa localisation, de son intensité et de son retentissement. Une arthrose modérée, bien tolérée et sans arrêt de travail passe souvent aux conditions normales. Les formes invalidantes ou opérées (prothèse) déclenchent une étude approfondie, avec parfois surprime ou exclusion. D’où l’intérêt de comparer plusieurs assureurs.

C’est possible, mais la plupart des assureurs ajournent la décision jusqu’à l’intervention et la consolidation. Certains acceptent avec une exclusion temporaire. Si votre projet immobilier peut attendre la reprise, votre dossier sera nettement plus favorable ; sinon, comparer plusieurs compagnies reste la meilleure option.

Notre accompagnement

Courtier spécialisé dans le risque aggravé de santé depuis 2015, Solidaires Assurances sait quelles compagnies couvrent le dos et les articulations sans exclusion abusive. Nous comparons pour vous les propositions, clause par clause, et vous accompagnons jusqu’à la signature. L’étude est gratuite, confidentielle et sans engagement.