Emprunter avec une maladie neurologique (épilepsie, SEP, Parkinson…)

Maladies neurologiques et assurance de prêt : le sujet touche des centaines de milliers d’emprunteurs potentiels. La seule épilepsie concerne environ 600 000 personnes en France, soit 0,8 % de la population, selon l’Inserm. S’y ajoutent la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les migraines sévères ou encore les méningiomes.

Le point commun de ces dossiers : les assureurs ne raisonnent pas sur le nom de la maladie, mais sur sa stabilité et son retentissement fonctionnel. Bien compris, ce mécanisme se transforme en levier pour votre dossier.

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Cerveau stylisé, assurance de prêt et maladies neurologiques

Un crédit immobilier quand on a une maladie neurologique : possible ?

Oui, dans la grande majorité des situations. Une affection neurologique déclenche simplement un parcours d’étude particulier, qu’il vaut mieux connaître à l’avance :

01

Déclaration. Le questionnaire de santé signale l’affection neurologique, dans les limites des questions posées.

02

Questionnaire spécialisé. Type de maladie, date du diagnostic, traitement en cours, évolution récente.

03

Avis du médecin conseil. Il peut demander un compte rendu récent du neurologue, transmis sous secret médical.

04

Décision. Tarif normal, surprime, aménagement des garanties ou ajournement : chaque compagnie applique son propre barème.

Ce dernier point est décisif : parce que chaque assureur a sa grille, un même dossier neurologique peut être refusé ici et accepté là. Interroger plusieurs compagnies n’est pas un luxe, c’est la méthode.

Épilepsie, sclérose en plaques, Parkinson : chaque diagnostic, sa fiche

Épilepsie

Recul sans crise, traitement, conduite : les critères qui font basculer un dossier épilepsie, et comment le présenter.

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Maladie de Parkinson

Stade, traitement, autonomie : ce que l’assureur évalue face à une maladie évolutive, et les garanties à privilégier.

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Méningiome

Surveillé, opéré ou traité : la conduite à tenir pour votre assurance de prêt selon la situation de votre méningiome.

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SEP, migraine et autres affections

La fiche Sclérose en plaques est en préparation. En attendant, contactez-nous : un conseiller vous orientera vers la bonne solution.

Quel tarif pour votre assurance ? Ce qui fait varier la surprime

Le tarif d’une assurance pour prêt immobilier quand on a une maladie neurologique dépend de quatre facteurs, bien plus que du diagnostic lui-même :

  • la stabilité : recul depuis le diagnostic, absence de poussée ou de crise récente ;
  • le traitement : efficace, bien toléré et inchangé depuis plusieurs années, il rassure ;
  • le retentissement fonctionnel : autonomie, activité professionnelle maintenue, arrêts de travail ;
  • le caractère stabilisé ou évolutif de la maladie, qui oriente les garanties proposées.

Selon la compagnie, ces facteurs se traduisent par un tarif normal, une surprime plus ou moins élevée ou un aménagement des garanties. Bon à savoir : sous conditions de revenus, le mécanisme d’écrêtement prévu par la convention AERAS plafonne la majoration applicable.

Questions fréquentes

Uniquement si le questionnaire pose une question qui la couvre (consultations, traitements de fond, arrêts de travail sur les périodes visées) : répondez-y alors avec précision, ni plus ni moins. Une migraine, même pénible au quotidien, pèse généralement peu dans la décision. Les formes très invalidantes avec arrêts répétés peuvent en revanche conduire à un aménagement de la garantie ITT.

Un refus est possible, mais il n’a rien de systématique. Face à une maladie évolutive, les assureurs ajustent plutôt leur réponse : garanties essentielles (décès, PTIA) souvent accessibles, garanties d’arrêt de travail étudiées de plus près. La convention AERAS prévoit jusqu’à trois niveaux d’examen, et les écarts entre compagnies sont ici particulièrement marqués : un premier refus ne dit rien de l’issue finale.

C’est la mesure des conséquences concrètes de la maladie sur votre vie : autonomie dans les gestes du quotidien, capacité à travailler, fréquence des arrêts. Pour une affection neurologique, ce critère compte plus que le diagnostic : une sclérose en plaques ancienne sans poussée et sans gêne fonctionnelle constitue un bien meilleur dossier qu’un diagnostic plus « léger » mais très invalidant.

Oui, dans certains cas. Sous conditions de revenus, le mécanisme d’écrêtement de la convention AERAS limite la part de la surprime dans votre taux d’assurance. Et indépendamment de ce plafond, le montant de la majoration varie tellement d’une compagnie à l’autre que la comparaison reste votre premier levier d’économie.

Notre accompagnement

97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Courtier spécialisé dans le risque aggravé de santé depuis 2015, Solidaires Assurances connaît les compagnies qui savent lire un dossier neurologique et compare leurs propositions pour vous. L’étude est gratuite, confidentielle et sans engagement.