Emprunter avec une maladie auto-immune : nos solutions d’assurance
Lupus, polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques, maladie de Crohn, thyroïdite de Hashimoto : les maladies auto-immunes se comptent par dizaines et touchent environ 5 % de la population. Leur point commun : le système immunitaire s’attaque à l’organisme qu’il devrait protéger.
Face à cette diversité, les assureurs n’ont pas de réponse unique. Une chose est sûre : une assurance de prêt immobilier avec une maladie auto-immune reste accessible dans la très grande majorité des cas, souvent moyennant une surprime ou un aménagement des garanties.

Peut-on obtenir une assurance de prêt avec une maladie auto-immune ?
Oui, et bien plus souvent qu’on ne le croit. Ces pathologies étant chroniques et évolutives par nature, les assureurs les classent parmi les risques aggravés de santé : votre dossier quitte la grille standard pour une étude individuelle. Cette étude ne cherche pas à savoir si vous êtes malade, mais comment vous l’êtes.
Trois éléments pèsent plus que tous les autres dans la décision finale :
L’activité de la maladie
Poussées fréquentes ou rémission durable ? C’est le premier marqueur regardé par le médecin conseil.
Les organes touchés
Une atteinte limitée à la thyroïde ne se compare pas à une atteinte rénale ou cardiaque.
Le traitement
Un traitement stable et bien toléré depuis plusieurs années rassure davantage qu’un protocole récemment modifié.
Ces critères se combinent différemment chez chaque assureur, et c’est précisément ce qui explique l’écart parfois considérable entre deux propositions pour un même dossier. Certaines compagnies refusent par principe des pathologies que d’autres acceptent au tarif normal.
Lupus, polyarthrite, Crohn : chaque maladie a son dossier
Parce que les critères d’étude changent complètement d’une pathologie à l’autre, nous détaillons chacune d’elles sur une page dédiée. Commencez par celle qui vous concerne :
Spondylarthrite
Maladie active ou stabilisée, biothérapie, retentissement articulaire.
Lupus, polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques, hépatite auto-immune, Hashimoto, psoriasis : ces fiches sont en préparation. En attendant, contactez-nous, un conseiller vous orientera.
Faut-il déclarer sa maladie auto-immune ?
Oui, dès lors que le questionnaire de santé pose une question qui la couvre. Vous répondez alors précisément à ce qui est demandé, ni plus ni moins : ni omission, ni surenchère.
Une exception de taille existe toutefois : si la part assurée de votre prêt ne dépasse pas 200 000 € et qu’il sera remboursé avant vos 60 ans, la loi Lemoine supprime purement et simplement le questionnaire. Il n’y a alors rien à déclarer.

Reste la question que beaucoup se posent en silence : que risque-t-on à ne rien dire ? La réponse mérite d’être connue avant de signer.
Le risque de la non-déclaration : une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat (article L113-8 du Code des assurances). Concrètement, l’assureur peut refuser toute prise en charge au moment du sinistre, en conservant les cotisations versées, et le prêt reste dû. Un dossier bien présenté vaut infiniment mieux qu’un silence.
Bonne nouvelle en revanche pour ceux dont le diagnostic tombe après la signature : une maladie auto-immune déclarée après un prêt immobilier n’a pas à être signalée. Votre contrat est acquis aux conditions convenues, et l’assureur ne peut ni le modifier ni le résilier pour ce motif.
Rémission, traitement stabilisé : des arguments qui comptent
Une maladie auto-immune n’est pas figée, et l’assureur le sait. Un dossier présenté au bon moment, avec le recul suffisant, obtient des conditions sans commune mesure avec celles d’une période de poussée. Dépliez la situation qui ressemble le plus à la vôtre :
Dans tous les cas, sachez que votre confidentialité est protégée à chaque étape : vos informations de santé ne sont accessibles qu’au médecin conseil de l’assureur, tenu au secret médical, et votre banque ne reçoit que la décision d’assurance.

La grille AERAS, un droit à faire valoir
Plusieurs pathologies auto-immunes figurent dans la grille de référence AERAS, qui fixe pour chacune des conditions d’assurance encadrées : accès au tarif normal passé un certain délai, ou surprime plafonnée. Cette grille est révisée régulièrement au fil des progrès thérapeutiques.
Encore faut-il que l’assureur l’applique, et que votre dossier soit présenté sous le bon angle. C’est là qu’un courtier spécialisé change la donne.
Questions fréquentes
Les interrogations qui reviennent le plus souvent chez les emprunteurs concernés :
Notre accompagnement
97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Courtier spécialisé dans le risque aggravé de santé depuis 2015, Solidaires Assurances sait quelles compagnies étudient sérieusement les maladies auto-immunes, veille à l’application de la grille AERAS et compare les garanties clause par clause. Étude gratuite, confidentielle et sans engagement.
