Emprunter avec une hémophilie : nos solutions d’assurance
Fiche pathologie · Maladies du sang
L’hémophilie touche près de 6 000 personnes en France, et environ 15 000 vivent avec un trouble de la coagulation, selon l’Association française des hémophiles (AFH). Une maladie rare, que beaucoup d’assureurs connaissent mal : c’est précisément là que le choix de l’interlocuteur change tout.
Les traitements ont transformé la vie avec une hémophilie ; les pratiques d’assurance n’ont pas toutes suivi. Cette fiche vous aide à présenter votre dossier tel qu’il est aujourd’hui, pas tel qu’on l’imaginait hier.

Peut-on emprunter avec une hémophilie ?
Oui, dans la plupart des situations. Le médecin conseil étudie chaque dossier individuellement, et quatre éléments guident sa lecture :
- Le type et la sévérité : hémophilie A ou B, forme mineure, modérée ou sévère ;
- Le traitement : à la demande ou en prophylaxie régulière, et sa stabilité ;
- Les épisodes hémorragiques : fréquence, hospitalisations éventuelles ;
- Le retentissement : état des articulations, arrêts de travail.
Définition : la sévérité se mesure au taux de facteur de coagulation (facteur VIII pour l’hémophilie A, IX pour la B). C’est la première information que lit le médecin conseil, avant même le reste du dossier.
Faut-il la déclarer au questionnaire de santé ?
Pas toujours. Un prêt dont la part assurée ne dépasse pas 200 000 €, remboursé avant votre 60ᵉ anniversaire, ne requiert aucune déclaration.
Au-delà, l’hémophilie se déclare dès que le questionnaire de santé pose une question qui la couvre, traitement et épisodes hémorragiques compris.

Notre conseil : joignez un courrier récent de votre centre de traitement de l’hémophilie, votre schéma de traitement et le dernier bilan. L’étude se déroule dans le strict respect du secret médical : Solidaires Assurances n’a pas accès à vos données, seul le médecin conseil de l’assureur les consulte.
Surprimes et exclusions : ce qui dépend de la sévérité et du traitement
Une forme mineure, sans accident récent, obtient parfois des conditions proches du tarif normal. Les formes plus marquées conduisent plutôt à une surprime, ou à des exclusions ciblées, le plus souvent sur l’arrêt de travail.
Une prophylaxie bien suivie et des années sans épisode sérieux sont des arguments qui pèsent : faites-les figurer noir sur blanc dans le dossier.

À retenir : un même dossier d’hémophilie peut être refusé chez un assureur et accepté chez un autre. La spécialisation de la compagnie compte souvent plus que la sévérité elle-même.
Convention AERAS : le cadre qui protège votre dossier
La convention AERAS organise des niveaux d’examen successifs : un dossier écarté au premier niveau est réexaminé plus finement aux suivants, souvent par des assureurs rompus aux maladies rares. Sous conditions de revenus, son mécanisme d’écrêtement plafonne aussi les surprimes. Pour une assurance de prêt avec une hémophilie, ce cadre est un allié : encore faut-il des interlocuteurs qui le pratiquent vraiment.
Que faire en cas de refus ?
Ne pas s’arrêter là. Chaque compagnie applique ses propres critères, et les dossiers d’hémophilie sont typiquement ceux où un second avis change l’issue. Nos recours sont détaillés sur la page refus d’assurance de prêt immobilier. Sachez aussi que l’AFH accompagne ses adhérents sur les questions d’assurance et d’emprunt immobilier : vous n’êtes pas seul(e) face au dossier.
Notre accompagnement
97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Derrière ce chiffre, une méthode : un conseiller dédié prend le temps de comprendre votre situation, sait quels assureurs étudient réellement une assurance de prêt avec une hémophilie, et reste votre interlocuteur jusqu’à la signature. Étude gratuite, confidentielle et sans engagement.
