L’assurance de prêt immobilier avec une hépatite

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Assurance emprunteur et hépatite : une inflammation du foie, virale ou non, ne vous ferme pas l’accès au crédit immobilier. Encore faut-il présenter la bonne information au bon assureur, car ces dossiers se jouent souvent sur un détail.

Peut-on emprunter avec une hépatite ?

Oui, dans la très grande majorité des cas. Mais le mot « hépatite » recouvre des situations si différentes que la première étape consiste à identifier la vôtre. Les assureurs, eux, ne s’y trompent pas : ils distinguent nettement l’infection guérie, le portage chronique et l’atteinte évolutive du foie.

Hépatite guérie

Hépatite A, B aiguë résolue, ou hépatite C guérie par traitement. Situation la plus favorable, avec un dispositif légal puissant à faire valoir (voir plus bas).

Porteur sain

Virus présent, foie sain : transaminases normales, absence de fibrose, suivi régulier. L’étude est souvent plus simple que ne le craignent les personnes concernées.

Hépatite chronique

Infection persistante, traitée ou non, avec un retentissement hépatique à évaluer. C’est le stade de fibrose qui structure alors le dossier.

Une quatrième situation existe, plus rare : l’hépatite auto-immune, où le système immunitaire attaque le foie. Elle relève des règles présentées sur notre page maladies auto-immunes.

Hépatite B, hépatite C, porteur sain : des dossiers différents

Les deux virus les plus fréquents n’appellent pas du tout la même lecture :

Hépatite BHépatite C
ÉvolutionGuérit dans la plupart des formes aiguës ; peut devenir chronique.Devient chronique dans une majorité de cas non traités, mais les traitements actuels guérissent la très grande majorité des patients.
Ce que regarde l’assureurCharge virale, antigène HBs, transaminases, fibrose, traitement en cours.Réponse virale soutenue (virus éliminé), stade de fibrose initial, absence de cirrhose.
Dispositif favorableGrille de référence AERAS pour les porteurs inactifs répondant aux critères.Droit à l’oubli pour l’hépatite C guérie, en plus de la grille AERAS.

Être porteur sain de l’hépatite B mérite une mention à part : virus présent mais foie indemne, ce profil est fréquemment accepté à des conditions proches du tarif normal, à condition de fournir un bilan récent et rassurant.

Guérison de l’hépatite C : faites-le valoir

C’est un droit souvent méconnu, et puissant : le droit à l’oubli ne concerne pas que les cancers. Il s’applique aussi à l’hépatite C guérie.

Passé le délai légal après la fin du protocole thérapeutique, avec une réponse virale soutenue, vous n’avez plus à déclarer cette hépatite. L’assureur ne peut ni vous interroger à son sujet, ni en tenir compte, ni appliquer la moindre surprime pour ce motif.

Beaucoup d’emprunteurs l’ignorent et acceptent des majorations qu’ils ne devraient pas payer. Notre page dédiée détaille les conditions exactes et les délais applicables : comprendre le droit à l’oubli.

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Avant ce délai, ou si votre situation ne coche pas toutes les conditions, un second dispositif prend le relais : la grille de référence AERAS. Elle prévoit des conditions d’assurance encadrées pour les hépatites B et C répondant à des critères médicaux précis, notamment un score de fibrose limité et l’absence de cirrhose ou de co-infection.

Déclaration et examens : ce qui vous sera demandé

Sauf droit à l’oubli acquis ou dispense de questionnaire au titre de la loi Lemoine, une hépatite se déclare si le questionnaire de santé la vise. Répondez précisément aux questions posées, ni plus ni moins.

Le médecin conseil s’appuie ensuite sur des éléments biologiques standardisés :

  • les transaminases (ASAT, ALAT), reflet de l’inflammation du foie ;
  • la charge virale, qui indique si le virus est actif ou éliminé ;
  • le score de fibrose (Fibroscan, Fibrotest), mesure de l’atteinte du tissu hépatique ;
  • l’échographie hépatique et le suivi spécialisé.
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Confidentialité : ces résultats sont transmis au seul médecin conseil de l’assureur, tenu au secret médical. Votre banque ne reçoit que la décision d’assurance, sans aucune information sur votre santé.

Questions fréquentes

Si le questionnaire pose une question qui la couvre, oui : répondez-y avec précision. Rassurez-vous toutefois, l’hépatite A guérit dans la quasi-totalité des cas sans laisser de séquelle et ne devient jamais chronique. Elle pèse donc très peu, voire pas du tout, dans la décision de l’assureur.

Pas nécessairement. Un portage inactif, avec des transaminases normales, une charge virale faible ou indétectable et un foie sans fibrose, obtient souvent des conditions proches du tarif standard. Certains assureurs appliquent une majoration modérée, d’autres non : sur ce profil, l’écart entre compagnies est important et la comparaison rentable.

Passé le délai prévu par le droit à l’oubli après la fin de votre traitement, non : l’assureur n’a pas le droit de vous interroger sur cette hépatite ni d’en tenir compte. Avant ce délai, elle reste déclarable, mais la grille de référence AERAS peut encadrer vos conditions. Vérifiez votre situation exacte avant de renseigner le questionnaire : c’est là que se jouent plusieurs milliers d’euros.

Elle n’a rien à voir avec une hépatite virale, mais l’assureur l’étudie aussi, car elle peut évoluer vers une fibrose. Une stéatose simple, sans inflammation ni fibrose, pèse peu. Elle est en revanche souvent associée à un surpoids ou à un diabète, et c’est ce profil global qui est alors évalué.

Notre accompagnement

97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Courtier spécialisé dans le risque aggravé de santé depuis 2015, Solidaires Assurances vérifie votre éligibilité au droit à l’oubli et à la grille AERAS, puis interroge les assureurs les plus favorables aux dossiers hépatiques. Étude gratuite, confidentielle et sans engagement.