L’assurance de prêt en cas de maladie oculaire

Les maladies des yeux sont bien plus répandues qu’on ne le croit : le glaucome touche environ 800 000 personnes traitées en France, et 400 000 à 500 000 autres l’ignoreraient, selon l’Inserm. La DMLA est quant à elle la première cause de handicap visuel après 50 ans.

Pour votre assurance emprunteur, la bonne nouvelle mérite d’être dite d’emblée : une maladie oculaire pèse rarement sur la garantie décès. L’enjeu se situe ailleurs, dans les garanties invalidité et leurs définitions, que cette page vous apprend à décoder.

Œil stylisé, assurance emprunteur et maladies oculaires

Glaucome, DMLA, rétinopathie : quel impact sur votre assurance ?

L’impact d’une maladie oculaire varie fortement d’une garantie à l’autre. De manière générale (chaque contrat et chaque dossier restant particuliers) :

Décès
impact généralement faible
PTIA
impact limité
Invalidité (IPT/IPP)
variable, surtout selon le métier
ITT
selon la définition du contrat

Concrètement : un glaucome stabilisé par collyres ou une DMLA débutante aboutissent le plus souvent à une acceptation, au tarif normal ou avec un aménagement ciblé. Le point de vigilance, c’est le risque d’exclusion des affections ophtalmologiques sur les garanties d’arrêt de travail et d’invalidité : à lire avant de signer, surtout si votre métier dépend de votre vue.

Maladie oculaire isolée ou liée à une autre pathologie ?

C’est la première question que se pose le médecin conseil, car elle change toute l’étude :

Maladie isolée

Glaucome, DMLA, kératocône, forte myopie : l’étude porte sur la stabilité de l’affection, le traitement et l’acuité visuelle corrigée. Ces dossiers sont généralement assurables.

Signe d’une autre pathologie

Une rétinopathie renvoie souvent à un diabète ou à une hypertension : c’est alors la maladie d’origine qui structure le dossier, l’atteinte oculaire servant d’indicateur de son contrôle.

Handicap visuel et garanties invalidité : lisez les définitions

Deux contrats affichant les mêmes garanties peuvent indemniser très différemment une perte de vision. Trois vérifications avant de signer :

01

Profession ou toute profession ? Certains contrats indemnisent si vous ne pouvez plus exercer votre métier, d’autres seulement si vous ne pouvez exercer aucune activité. Pour un conducteur ou un artisan de précision, cette nuance change tout.

02

Le barème croisé. Le taux d’invalidité résulte du croisement entre incapacité fonctionnelle (la perte de vision mesurée) et incapacité professionnelle (son effet sur votre métier). Deux personnes avec la même acuité visuelle peuvent obtenir des taux très différents.

03

Les exclusions ciblées. Après déclaration d’une maladie des yeux, certains assureurs proposent d’exclure les suites de cette affection plutôt que d’appliquer une surprime. Selon votre métier, l’un ou l’autre choix est le bon : comparez les deux chiffrages.

Bon à savoir : myopie corrigée, cataracte opérée avec succès, strabisme : ces situations courantes pèsent rarement dans la décision. Comme toujours, répondez avec précision aux questions du questionnaire de santé, ni plus ni moins.

Questions fréquentes

Uniquement si le questionnaire pose une question qui la couvre, par exemple sur les interventions chirurgicales des dernières années : répondez-y alors précisément. Une chirurgie réfractive réussie, sans complication, n’a pratiquement aucun effet sur la décision de l’assureur.

Non. Un glaucome contrôlé par collyres, avec un champ visuel stable et un suivi régulier, est fréquemment accepté aux conditions normales ou avec un simple aménagement. La surprime ou l’exclusion concernent plutôt les formes évolutives ou diagnostiquées tardivement. Les pratiques variant d’une compagnie à l’autre, la comparaison reste votre meilleur levier.

Pas automatiquement, et c’est un point souvent mal compris. La PTIA (perte totale et irréversible d’autonomie) exige en général l’impossibilité d’exercer toute activité et le recours à une tierce personne pour les actes de la vie courante : une perte de vision, même sévère, n’y suffit pas toujours. C’est la garantie invalidité (IPT/IPP) et son barème qui jouent le premier rôle, d’où l’importance des trois vérifications présentées plus haut.

Privilégiez les contrats dont la garantie invalidité s’apprécie par rapport à votre profession, et vérifiez qu’aucune exclusion ophtalmologique ne vide la garantie de son sens. Si vous exercez par ailleurs un métier à risques, les deux sujets se traitent ensemble : c’est exactement le type de dossier où un courtier spécialisé fait la différence.

Notre accompagnement

97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Courtier spécialisé dans le risque aggravé de santé depuis 2015, Solidaires Assurances compare pour vous les contrats jusque dans leurs définitions d’invalidité, là où se joue vraiment la protection d’un emprunteur concerné par une maladie des yeux. L’étude est gratuite, confidentielle et sans engagement.