L’assurance de prêt en cas de maladie rénale

Trouver une assurance emprunteur avec une insuffisance rénale est possible à chaque stade de la maladie, à condition de solliciter les bons assureurs. Le sujet concerne de nombreux emprunteurs : près de 92 000 personnes vivent en France avec une insuffisance rénale chronique terminale, traitée par dialyse ou greffe, selon l’Assurance Maladie.

Contrairement à d’autres pathologies, la maladie rénale offre à l’assureur des repères objectifs : créatinine, débit de filtration, stade. C’est une chance pour votre dossier : bien présenté, il parle de lui-même.

Reins stylisés, assurance emprunteur et insuffisance rénale

Insuffisance rénale : emprunter à chaque stade

La maladie rénale chronique se mesure au débit de filtration glomérulaire (DFG, en ml/min/1,73 m²), estimé à partir de la créatinine. Chaque stade oriente l’étude de votre dossier :

Stade 1

DFG ≥ 90
Simple surveillance : conditions souvent standard.

Stade 2

DFG 60-89
Étude légère si la fonction reste stable et sans complication importante.

Stade 3

DFG 30-59
Étude approfondie : surprime possible selon la cause et la stabilité de la maladie.

Stade 4

DFG 15-29
Étude renforcée, assureurs spécialisés.

Stade 5

DFG < 15
Dialyse ou greffe : dossiers spécifiques (voir plus bas).

Au-delà du stade, l’assureur regarde la stabilité des derniers bilans, la cause de l’atteinte rénale (elle est étudiée conjointement) et le retentissement sur votre activité. Deux dossiers de même stade peuvent donc recevoir des réponses différentes : comparer plusieurs compagnies reste déterminant.

Dialyse et greffe rénale : des dossiers spécifiques

Dialyse

L’assurance reste envisageable, en priorité sur les garanties essentielles exigées par la banque (décès, PTIA). Seuls quelques assureurs très spécialisés étudient ces dossiers, et la convention AERAS prévoit jusqu’à trois niveaux d’examen : ne vous arrêtez pas à un premier refus.

Greffe rénale

Après une transplantation, le recul et une fonction du greffon stable améliorent nettement le dossier. Les règles propres aux personnes greffées (délais, traitements antirejet, garanties) sont détaillées sur notre page dédiée.

Lire la page Greffes d’organe →

Autres maladies des reins

La logique des stades s’applique aussi aux autres atteintes rénales, avec quelques particularités :

  • polykystose rénale : évolution souvent lente, c’est le stade actuel et son rythme de progression qui priment ;
  • néphropathies diabétique ou hypertensive : la maladie d’origine est étudiée conjointement avec l’atteinte rénale ;
  • syndrome néphrotique : la rémission et la stabilité du traitement font la décision ;
  • rein unique : sans maladie associée et avec une fonction normale, il pèse généralement peu.

Déclarer sa maladie rénale : le questionnaire de santé

L’étude commence par le questionnaire de santé, parfois complété par un questionnaire rénal spécifique portant sur vos derniers bilans (créatinine, DFG), votre suivi néphrologique et la cause de l’atteinte. Répondez avec précision aux questions posées, ni plus ni moins : une fausse déclaration intentionnelle expose à la nullité du contrat (article L113-8 du Code des assurances).

Bon à savoir : les analyses éventuellement demandées transitent uniquement par le médecin conseil de l’assureur, tenu au secret médical. Votre banque ne voit jamais vos résultats : elle reçoit seulement la décision d’assurance.

Questions fréquentes

Oui, des solutions existent, même si elles sont plus rares. L’étude porte alors en priorité sur les garanties essentielles exigées par la banque, et seuls certains assureurs spécialisés acceptent ces dossiers. La convention AERAS prévoit jusqu’à trois niveaux d’examen : un refus au premier niveau n’est donc pas une fin de parcours, et l’accompagnement d’un courtier spécialisé prend ici tout son sens.

Uniquement si le questionnaire pose une question qui le couvre, à laquelle vous répondez alors précisément. Un rein unique avec une fonction rénale normale pèse généralement peu dans la décision. Si la néphrectomie est liée à une maladie passée, c’est cette cause qui est étudiée ; et s’il s’agissait d’un cancer dont le traitement est terminé depuis plus de 5 ans, le droit à l’oubli vous dispense de le déclarer.

Oui, souvent favorablement. Une greffe réussie, avec du recul et une fonction du greffon stable, ouvre des possibilités qui n’existaient pas au stade de la dialyse. Les assureurs regardent le délai depuis la transplantation, la stabilité du traitement antirejet et l’absence de complication : ces critères sont détaillés sur notre page consacrée aux greffes d’organe.

Selon votre âge et le capital emprunté, l’assureur peut demander un rapport médical ou des analyses récentes, typiquement la créatinine et le DFG pour une maladie rénale. Ces examens s’inscrivent dans un cadre strictement médical : ils sont transmis au seul médecin conseil, et jamais à votre banque. Sous les seuils de la loi Lemoine (part assurée de 200 000 € au plus, prêt soldé avant 60 ans), aucun questionnaire ni examen ne peut être exigé.

Notre accompagnement

97 % de nos adhérents trouvent une solution d’assurance. Courtier spécialisé dans le risque aggravé de santé depuis 2015, Solidaires Assurances sait quelles compagnies étudient sérieusement les dossiers rénaux, du simple suivi à la greffe, et compare leurs propositions pour vous. L’étude est gratuite, confidentielle et sans engagement.